La Cour d’Assises a rendu son arrêt, mardi 8 novembre, sur l’affaire ministère public contre Dramane Diarra dit »le Vieux », jugé pour » meurtre » sur Sitan Konaré. A l’issue des débats, l’accusé a été reconnu coupable des faits de « menace de mort » et non du » meurtre « . Ainsi, il a écopé de deux ans de prison.

Selon l’arrêt de renvoi, courant avril 2020, un groupe de jeunes prit en location une chambre dans la maison de Sitan Konaré, à raison de 5.000 FCFA par mois, dans le quartier de Diamarabougou, à Markala (Ségou). Ils ont libéré finalement la chambre, parce que la propriétaire, Sitan Konaré a refusé qu’ils y amènent des filles. A cet égard, Dramane Diarra a été délégué par le groupe pour remettre l’argent d’un mois de loyer à la propriétaire. Quelques jours plus tard, Sitan Konaré réclama 30.000 F CFA, à titre d’arriérés de loyers à ses locateurs jeunes. Mécontent, Dramane Diarra apostropha la Dame Sitan Konaré dans la rue, la menaçant de l’égorger ou de la tuer si elle continuait à l’importuner pour le problème d’arriéré de loyer qu’il ne reconnait pas.

Prise de peur, la propriétaire de la maison n’a trouvé mieux que de se rendre chez l’imam du quartier et chez l’ancien maire de Markala et une de ses amies pour les informer de la menace. C’est ainsi que trois jours plus tard, le corps sans vie de Sitan Konaré a été retrouvé auprès du canal appelé Pont Rouge. Une enquête ouverte par les forces de sécurité permettra de mettre la main sur Dramane Diarra. Il fut inculpé par le juge d’instruction en charge du dossier pour  » meurtre «  sur la dame Sitan Konaré.

A la barre, l’accusé Dramane Diarra dit  » Vieux « , a nié les faits de  » meurtre «  à lui reprochés devant la Cour. Il n’a pas varié malgré les questions à lui adressées par les membres du jury. Ainsi, il a reconnu avoir proféré des menaces contre la victime, après avoir appris qu’elle leur imputait des arriérés de loyer, qu’ils ne reconnaissaient pas.

Dans son réquisitoire, le Procureur a requis le maintien de l’accusé dans les liens de l’infraction de  » menace de mort  » au lieu de  » meurtre « , au regard des explications données devant le jury. Quant à l’avocat, il a plaidé pour des circonstances atténuantes en faveur de son client. S’appuyant sur le principe que l’instruction finale étant à la barre, en matière pénale, le ministère public n’a pu apporter les preuves suffisantes pour maintenir le jeune homme  dans les liens de l’accusation.

A l’issue des débats, l’accusé Dramane Diarra a été condamné par le jury à deux ans de prison pour  » menace de mort «  au lieu du  » meurtre  » sur Sitan Konaré.

O. BARRY

Source: L’Indépendant

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