Le prix de la tonne de ciment est passé de 90 000 FCFA en janvier 2022 à 160 000 FCFA fin mai. La raison est essentiellement due à l’embargo qui frappe le pays. L’excédent de production au Sénégal, écoulé sur le marché malien, est stoppé depuis la mise en place de l’embargo de la CEDEAO.

Ce jeudi 2 juin, le Colonel Assimi Goïta a personnellement lancé les travaux de construction de la quatrième usine de production de ciment au Mali. La nouvelle usine a une capacité annuelle de production annuelle de 800 000 tonnes. Située à Dio-Gare, dans le cercle de Kati, l’usine de cimenterie Atlas va sortir de terre dans trois ans avec un investissement de 50 milliards de FCFA. « Cette usine permettra de créer des emplois et de combler le déficit de ciment dans notre pays », a indiqué le Colonel Assimi GOITA, après avoir posé la première pierre.

Au Mali, on estime à 4 000 000 de tonnes, le besoin national en ciment. Trois usines, à savoir : Ciments et Matériaux du Mali (CMM), Diamond Ciment (DCM-SA) et Ciments d’Afrique (CIMAF), sont en activité et produisent environ 2 000 000 de tonnes, soit la moitié du besoin national.

Avec une capacité annuelle de 800 000 tonnes, la cimenterie Atlas va contribuer à réduire la dépendance du Mali vis-à-vis du Sénégal. Mais, pour en arriver là, le plus gros défi à résoudre reste celui de la disponibilité de l’énergie nécessaire à faire fonctionner ces unités industrielles. La construction du barrage de Taoussa sur laquelle les autorités fondent beaucoup d’espoirs est à l’arrêt à cause de l’insécurité.

SOURCE: Mamadou TOGOLA/maliweb.net