La Coordination nationale des Organisations paysannes du Mali (Cnop-Mali), en collaboration avec l’Association malienne pour la solidarité et développement (AMSD), a organisé un “Week-end bio” la semaine dernière au siège de l’AMSD sis à Kalabancoro. A l’entame des activités, les deux organisations, à travers leurs présidents, ont animé une conférence de presse pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur le “Week-end bio” et ont alerté sur l’utilisation forte des produits chimiques avant d’évoquer les défis et perspectives de la commercialisation des produits agro-écologiques et biologiques (AEB).

 Selon le président de l’AMSD, Hamidou A. Diawara, le “Week-end bio” est une activité qui consiste à faire des expositions-ventes de produits (AEB) ainsi que des séances de partage (expériences, partenariats, mises en lien) et de communication avec les acteurs de la chaine. Il regroupera, entre autres, une quinzaine d’exposants, des producteurs de produits écologiques et biologiques, des transformateurs, des commerçants et consommateurs de produits bio.

Cette initiative de développement de petits marchés, a-t-il expliqué, sera une occasion d’exposition-vente et de débats sur les impacts positifs de l’AEB sur la population et sur l’environnement. L’objectif principal de cette activité est de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à la promotion et à la valorisation des produits agro écologiques et biologiques dans un contexte de système alimentaire durable.

“Aujourd’hui, c’est l’organisation d’un marché bio avec tous les acteurs du monde paysan au Mali. Nous, en tant qu’AMSD, en partenariat avec la Cnop-Mali, avons bien voulu organiser cette rencontre pour donner le ton et le défi qui vont avec la production agro écologique au Mali notamment la commercialisation et qu’ensemble on puisse redynamiser la production biologique au Mali et afin que le consommateur puisse trouver le produit bio tout le temps”, a lancé le président de l’AMSD, Hamidou A. Diawara.

Selon l’orateur, les défis des produits agro écologiques et biologiques sont énormes. D’abord, il y a les défis liés à la production de bio pesticide. Ensuite ceux liés aux engrais organiques. “Malheureusement on n’a pas assez de soutien pour soutenir les producteurs”, regrettera-t-il.

Le président Diawara a souligné que la mondialisation et la forte mobilisation des engrais chimiques ne font qu’impacter négativement le sol au détriment de la santé et des revenus des producteurs. Des cas de cancer et d’insuffisances rénales sont fréquents aujourd’hui au Mali. “C’est lié aussi à une forte utilisation des produits chimiques”, a-t-il déclaré.

Le Week-end bio a pour but de lancer un message d’alerte pour que les gens puissent faire attention à l’utilisation forte des produits chimiques parce qu’il y a un danger imminent qu’il faut corriger dès à présent. Il y aura d’autres actions dans l’année qui seront organisées périodiquement au marché de bio et au profit des consommateurs, ont promis les organisateurs.

Koureichy Cissé

Source : Mali Tribune

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